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Un superbe dernier hommage à Karl Tremblay au Centre Bell

Un magnifique hommage national à Karl Tremblay au Centre Bell, le 28 novembre, en compagnie de plus de 14 000 fans et de plusieurs personnalités et politiciens.

Rappelons que le chanteur des Cowboys Fringants est décédé des suites d’un cancer de la prostate, à l’âge de 47 ans.

Une soirée, où les larmes, mais aussi la joie et la musique, étaient au rendez-vous, menée par Émile Proulx-Cloutier.

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Les personnes sur place ont eu la chance dans les premières minutes d’entendre Pub Royal, une chanson écrite par Karl, à travers la splendide voix d’Alexia Gourd et des musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal.

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C’est par la suite que les membres des Cowboys Fringants, Jean-François Pauzé, Marie-Annick Lépine et Jérôme Dupras, sont montés sur scène pour rendre un dernier hommage à leur ami, conjoint et collègue.

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«(…) Sur une note un peu plus personnelle, Karl c’était mon meilleur ami, c’était mon alter ego. C’est celui qui incarnait mes textes, mes chansons, mes mélodies. C’était mon gros allier gauche au hockey, celui qui me faisait des passes sur le tape et qui venait me défendre quand j’étais trop tannant. C’était celui qui me tapait parfois sur les nerfs avec ses petits défauts. J’étais celui aussi qui lui tapait probablement encore plus sur les nerfs avec mes un petit peu plus gros défauts. On était différents l’un de l’autre, c’est sûr, mais on se complétait bien, je pense. Cette part d’ailleurs, cette part qu’il venait combler en moi, j’espère qu’elle n’est pas partie en même temps que lui. Et qu’au contraire (…) tout ce qu’il m’a apporté au cours des 30 ans d’amitié restera à jamais en moi, comme un puissant héritage imprégné de leçon de vies et de souvenirs impérissables. Mais, bon, on a beau se raccrocher à de belles paroles, se dire qu’il est encore là en pensées, ou dans les étoiles, qu’il nous protège peut-être quelque part. Toutes les chimères que les humains s’inventent pour se réconforter et se consoler. Reste qu’un soir si j’ai envie d’écouter… si j’ai envie d’écouter une game de hockey avec mon vieux chum, si j’ai besoin d’un gros dude pour déplacer un frigidaire ou bien juste me confier à mon meilleur ami. Ça ne sera pas ça, j’aurais beau regarder les étoiles, en fait c’est pas ça qui va me le ramener», témoignait avec beaucoup d’émotions Jean-François Pauzé qui traverse visiblement un pénible deuil.

C’est donc après de beaux et touchants témoignages des Cowboys que les membres survivants de la formation ont interprété la chanson Sur mon épaule… avec beaucoup d’émotions.

Une soirée en l’honneur de Karl qui risque de rester gravée longtemps dans la mémoire des Québécois.

Toutes nos pensées une fois de plus à sa famille et ses proches.

Au revoir, Karl.

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